Théâtre Contexte Silo

ARCHIVES

Archives de 2005 à nos jours heureux

LA PUTAIN DE L’OHIO

jeudi
04.05.2017
au
dimanche
14.05.2017

De Hanokh Levin
Compagnie Point de Fuite
Mise en scène: Benjamin Knobil
Jeu: Zina Balmer, Jean-Pierre Gos, Yves Jenny
Scénographie: Jean-Luc Taillefert
Lumière: Mario Torchio
Son: Jean-Pascal Lamand
Costumes : Anne Marbacher

C’est l’histoire d’un vieux mendiant qui, pour ses 70 ans, décide de se payer les services d’une prostituée. Mais, après une longue négociation sur le prix, il n’arrive pas à consommer puisque son grand âge ne lui permet plus d’avoir la vigueur d’autrefois. La prostituée refusant de lui rendre son argent, le vieux réussit à la convaincre d’en faire profiter son fils, mendiant également.

Bien que cru et immodéré, ce conte hyper moderne est également extrêmement drôle. Son pouvoir cathartique réside dans un face à face entre le trivial, la faiblesse du corps déchu, et l’aspiration de chaque personnage à un être philosophique ou métaphysique.

On se situe dans un monde qui semble réduit à un marchandage permanent où les valeurs sont inexistantes, délaissées pour l’argent, le sexe ou la mort. Mais la tristesse de ce monde apparemment déliquescent se mêle à une humanité désarçonnante faite de tendresse, de naïveté et d’humour qui donne à ce texte la force d’une tragédie contemporaine.

Avec le soutien de la loterie romande, de la Ville de Renens et de la fondation Ernst Göhner.

Loterie romande Ville de Renens Fondation Ernst Göhner

MODESTES PROPOSITIONS POUR EMPÊCHER LES PAUVRES D'ÊTRE À LA CHARGE DE LEUR PAYS ET POUR LES RENDRE UTILES À L'ÉCONOMIE DE MARCHÉ

jeudi
26.01.2017
au
dimanche
05.02.2017

D’après Jonathan Swift, John Kenneth Galbraith, Michael J. Sandel
Collectif nunc Théâtre
Montage et mise en scène: Jo Boegli
Jeu: Zina Balmer, Rosanne Hucher, Hubert Cudré

(Humour noir)

Un spectacle sur l’économie… quelle drôle d’idée. Et pourquoi pas, quand on voit la place souvent brutale qu’elle prend dans notre vie de tous les jours.

Le spectacle aborde ce sujet par le biais de l’humour noir : celui du pamphlétaire Swift qui propose de manger les enfants pauvres d’Irlande, celui de l’économiste Galbraith qui dénonce le pouvoir des managers et la stigmatisation des plus démunis, celui du philosophe Sandel qui s’interroge sur les dérives d’une société où presque tout est à vendre.

Un spectacle sur le bon usage du cannibalisme économique où tous les coups seront permis.

Même celui de l’utopie.

TCHEKHOV AMOUREUX

jeudi
01.12.2016
au
dimanche
11.12.2016

Textes d’Anton Pavlovitch Tchekhov & Olga Knipper
Cie SZÈNE17
Adaptation: Jean Winiger
Jeu: Zina Balmer, Renato Delnon

Deux personnages, Anton et Olga, peu de temps avant la mort de Tchekhov à 44 ans.

Ils relatent leur rencontre en 1898 : Anton a 38 ans, Olga 30 ans. C’est le moment où Olga joue La Mouette. Ils se voient à Moscou ou en Crimée. Abondante correspondance ininterrompue depuis leur première rencontre. Mariage en 1901, Anton a 41 ans, Olga 33 ans. Les époux ne se voient que très rarement du fait que Tchekhov doit rester en Crimée pour sa santé alors qu’Olga joue à Moscou.

« Tchekhov amoureux » dit son esprit et son âme, sa perception subtile, tendre et consciente du désir face à son objet. Comme si moralement, en avance sur son temps, le médecin qu’il était avait ausculté le psychisme autant que le corps humain. Le spectacle est construit avec des résonnances entre les propos même de Tchekhov sur sa vie, son amour pour Olga et des répliques de ses personnages ou textes de ses nouvelles.

Ne m’oublie pas, ne te déshabitue pas de moi. Des gouttes tombent du toit, c’est le bruit du printemps, mais si on regarde par la fenêtre, c’est l’hiver. ( lettre à Olga)

Une autre vie surgira, radieuse, belle, parfaite, et nous nous réjouirons, nous penserons à nos souffrances présentes avec un sourire attendri, et nous nous reposerons. (Oncle Vania)

LA DERNIÈRE ORDONNANCE DU DOCTEUR NIETZSCHE

samedi
29.10.2016
et
dimanche
30.10.2016

De et par Pierre Cleitman

Une Conférence Extravagante de Pierre Cleitman

Contre les ravages de la métaphore abusée, de l’euphémisme hébété, de l’hyperbole dégriffée, de la langue de bois déstockée, la lecture de Nietzsche est un traitement de choc radical* et qui a fait ses preuves. Parlez-en à votre médecin! Demandez conseil à votre pharmacien!

Ou venez découvrir avec Pierre Cleitman les vertus thérapeutiques encore méconnues de l’auteur du Gai savoir!

Entre Stand-up et Conférence traditionnelle, Pierre Cleitman invente un nouveau genre: la Conférence Extravagante, mélange irrésistible de réflexions ultra-sérieuses et de divagations ultra-délirantes.

Sans jamais se départir d’un flegme busterkeatonien, Pierre Cleitman nous livre dans un tourbillon de mots l’essence de ses cogitations, aux confins du réel et de l’absurde, du probable et de l’incertain, de l’arithmétique et du dérisoire.

*Pris en charge par certaines Caisses-Maladie. Sous conditions. Se renseigner au préalable et lire attentivement votre contrat.

RENDEZ-VOUS

vendredi
07.10.2016
au
dimanche
09.10.2016

Jeu: Garance La Fata, Olivier Nicola
Production: Cie Yonophe
Scénographie: Valère Girardin
Lumière: Harold Weber
Costumes: Janick Nardin
Masques: Isabelle Matter
Maquillages: Milena Nicola
Univers sonore: Julien Baillod

Un vieil homme de 82 ans vit seul dans un cabanon. Encore vert pour son âge, il met des annonces dans le journal avec l’espoir de rencontrer une dame. Une femme arrive… Pour échapper à la perspective de finir sa vie dans une maison de retraite, il accepte de partir avec elle.

Ils entreprennent un étrange voyage… Sous le voile d’une comédie apparaît, en filigrane, les souvenirs de guerre et les traumatismes qu’elle engendre, la solitude, la vieillesse et l’immense complicité qui peut naître entre un grand-père et sa petite-fille de 8 ans.

Caf’Conc’ humoristicoquin

vendredi
13.05.2016
au
dimanche
15.05.2016

soirée cabaret de la compagnie Les 3z’Emois
Chant : Béatrice Buma et Christian Baur
Accordéon : Alain Ray

Jeux de Mots Jeux de Vilains ou Coquine et Vert-Galant.

S’articulant autour de chansons galantes et coquines, des pantins déambulent dans les méandres d’un langage équivoque ne cédant la place à aucune ambiguité. Finesse et grotesque sont au rendez-vous d’un public qui ne redoute pas de déguster un répertoire qui se susurre sous le manteau...

Textes, mélodies et jeux complices y sont les privilégiés !

PANTAGRUEL

jeudi
07.04.2016
au
dimanche
24.04.2016

de François Rabelais
concept et montage par Emmanuel DuPasquier
une production du Théâtre Tumulte de Neuchâtel
Première au théâtre Tumulte
Avec Monique Ditisheim, Zina Balmer, Jean-Philippe Hoffman et les acteurs de la Comédie de Serrières

Un projet fou: Rabelais théâtralisé!

Et non pas là une sympathique lecture mais monter avec force, voix et gestes d’acteurs et d’actrices, beaux costumes, grands décors changeants, sons choisis et passantes odeurs, un choix raffiné de passages de Pantagruel. Premier sorti de la tête d’ Alcofrybas Nasier, Pantagruel livre un esprit d’intelligence, de finesse, d’à propos et de quête, dans sa grande âme (pensez pour un géant!) d’une philosophie de la bonne vie. Dans cette invraisemblance élevée par son imagination débridée, François Rabelais porte le réel dans l’iréel. En ces temps bousculants et chargés où la réforme bat les portes des églises et la Renaissance renverse les pôles du Savoir et de la Culture, il tourne en obscénité énorme, en parodie burlesque, pourfendant de son savoir «articulant, monorticulant, torticulant, culletant, couilletant, et diabliculant, est à dire callumniant», il tourne en bourrique ce grand tas de prônants prétentieux tels «sarrabovites, cagotz, escargotz, hypocrites, caffars, frapars, botineurs, et aultres telles sectes de gens, qui se sont desguisez comme masques pour tromper le monde» (Pantagruel XXXIV).

L'HORLOGE DU PENDU

mercredi
16.12.2015
au
dimanche
20.12.2015

de Virginie Favre
Les comédiens seront : Delphine Horst, Sébastien Gautier, Julien Jacquérioz
metteur en scène : Sofia Verdon
Scénographie : Claire Peverelli
Création lumière : Keyne Motte
photographie : Patricia Desaedeleer
Accessoiriste : Gaëlle Christinat-Djalo

"Dans l'horloge du pendu, on découvre une Anti-Alice qui n'a pas de nom, malade et définitive qui fait la nique à Monsieur Temps. Les gares comme les villes sont remplies de flaques ternes, de promesses non tenues. L'Anti-Alice donne l'ordre de son insoumission "au cube de vie", arpente la forêt des déjà perdus et des bientôt morts. On l'attendra dans la salle, elle ne viendra pas. L'Anti-Alice n'adhérera pas à la course sans nom, mais sera capable de changer de point de vue et glissera doucement dans son histoire personnelle, s'éloignant un peu plus des cynismes et des jugements des sociétés de "la boîte" manipulés par Monsieur Temps. Dans la pièce de Virginie Favre, "la prisonnière" contrairement à l'Alice petite-bourgeoise de Caroll, ne reviendra pas, ne se réintegrera pas : Elle ira rejoindre non les ombres de la mort, mais celles si proches aussi, des refusés, des anéantis, de tout ceux, fragiles, qui vivent en marge" Nicholas Marolf

LA FILLE BIEN GARDÉE

jeudi
19.11.2015
au
dimanche
29.11.2015

d’Eugène Labiche
mise en scène de Julien Basler
avec Christophe Nicolas

«La Fille Bien Gardée» raconte l’histoire d’une fillette laissée sous la garde de deux domestiques peu scrupuleux. Le spectacle raconte aussi - et surtout… - celle d’un comédien qui fait feu de tout bois pour incarner tous les personnages de la pièce de Labiche. Théâtre de masques, d’objets et de marionnettes, comédie burlesque.

Cette pièce nous plonge dans un univers et des thématiques qui ont aujourd’hui une acuité certaine: nous parlons ici de la monoparentalité et de l’enfant roi - auquel on passe tous ses caprices. Ce sont là des strates qui ajoutent à notre propos: la bourgeoisie du temps de Labiche ressemble curieusement à notre classe moyenne contemporaine… Cette pièce est en création originale au Théâtre Contexte Silo !

GEORGE DANDIN

jeudi
15.10.2015
au
dimanche
18.10.2015

de Molière
mise en scène de Jo Boegli
une production du Collectif nunc Théâtre
Avec Pascale Güdel, Hubert Cudré et Jo Boegli

Des « aristocrates » désargentés marient leur fille, Angélique, à un riche paysan afin de pouvoir se renflouer. Loin de certaines jeunes premières, celle-ci prend son destin en main et fait regretter amèrement ce mariage forcé à son époux. Les dures lois du marché et la lutte des castes mèneront George Dandin à sa ruine.

«Le trio lausannois dépoussière George Dandin. Une farce interprétée de façon moderne et dynamique... Trois acteurs pour interpréter cette farce de Molière qui compte huit personnages à la distribution? Pas de panique. Le trio a trouvé un astucieux stratagème pour passer de l’un à l’autre en un tournemain, maniant avec habileté des perruques de serpillères et de torchons posées à bout de bâton. Ajoutons des mimiques pointues et efficaces, des acteurs et des voix différentes, et le tour est joué.»

Céline Rochat

MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN

samedi
12.09.2015
et
dimanche
13.09.2015

d’Eric-Emmanuel Schmitt
mis en scène et interprété par Renato Delnon

«A treize ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes. Mon cochon, c’était une tirelire en porcelaine vernie, couleur de vomi, avec une fente qui permettait à la pièce d’entrer mais pas de sortir. Mon père l’avait choisie, cette tirelire à sens unique, parce qu’elle correspondait à sa conception de la vie : l’argent est là pour être gardé, pas dépensé. »

Momo se retrouve livré à lui-même. Il a un ami, un seul, Monsieur Ibrahim, l’épicier arabe de la rue Bleue. Mais les apparences sont trompeuses : La rue Bleue n’est pas bleue. L’Arabe n’est pas arabe. Et la vie n’est peut-être pas forcément triste…

SOIRÉE HENRI ROORDA 1870-1925

vendredi
29.05.2015
au
dimanche
31.05.2015

Première partie

Présentation de Henri Roorda, ce personnage iconoclaste et attachant par Anne-Lise Delacrétaz (maître d’enseignement et de recherche) et Catherine Kunz (comédienne)

Seconde partie

Lecture circonstanciée de son ultime texte MON SUICIDE par Michel Demierre (comédien)

Extrait: "Je voudrais que mon suicide procurât un peu d’argent à mes créanciers. J’ai donc songé à aller voir Fritz, le patron du Grand Café. Je voulais lui dire: - Annoncez dans les journaux une conférence sur le suicide, par "Balthasar" et ajoutez, en caractère gras: "le conférencier se suicidera à la fin de sa conférence" puis en caractère plus petit "Places à 20 fr, 10 fr, 5 fr et 2 fr (le prix des consommations sera triplé)". Je suis sûr que nous aurons du monde.
Mais j’ai renoncé à mon idée. Fritz aurait sûrement refusé car mon suicide pourrait laisser une tache ineffaçable sur le plancher de son honorable établissement.
Et puis, la police tout à fait illégalement, aurait sans doute interdit la représentation."

LE SILENCE DES ABEILLES

jeudi
12.02.2015
au
dimanche
22.02.2015

de Michel Beretti
Mise en scène : Christophe Nicolas
Co-production : Théâtre Tumulte de Neuchâtel et Compagnie Point de Fuite de Lausanne
(Création fin janvier 2015 à Neuchâtel).
Avec Monique Ditisheim, Zina Balmer, Jean-Philippe Hoffman et les acteurs de la Comédie de Serrières.

Au 40e étage d’une grande entreprise, un laveur de vitres écrit une énigmatique phrase en latin avant de tomber dans le vide. Une jeune femme apparaît mystérieusement dans les bureaux sans laisser son image sur les caméras de surveillance. Au-dehors, pourquoi les abeilles meurent-elles ? Une antique malédiction est-elle à l’œuvre ?

Susan s’engage dans une enquête qui ne la laissera pas indemne comme ceux qui l’entourent, qui mettra même en danger l’entreprise qu’elle dirige, et qui trouvera sa résolution dans un curieux 41e étage dont personne ne soupçonne l’existence. Enquête policière au rythme haletant, « comédie économique » dont le cadre est une grande entreprise, Le silence des abeilles pose encore au passage des questions sur l’avenir de notre monde et sur la logique économique qui commande nos faits et gestes les plus quotidiens, peut-être la figure moderne du Destin. Au fait, si les abeilles meurent, en quoi ça nous concerne ?

LES REGLES DU SAVOIR-VIVRE DANS LA SOCIETE MODERNE

jeudi
27.11.2014
au
dimanche
07.12.2014

de Jean-Luc Lagarce
Mise en scène : Jo Boegli
Production : collectif Nunc Théâtre
Avec Hubert Cudré et Zina Balmer
(création le 1er novembre au Théâtre Waouw, Aigle)
Accessoires : Jean-Gabriel Chobaz
Costumes : Tania D'Ambrogio
Éclairage et régie : Clément Reber
Maquillage et perruques : Laetizia di Milta
Construction décor : Eric Lesquereux
Attachée de presse : Corinne Uldry
Partenaire de production : Théâtre Waouw, Aigle
Photographie : Jeanne Martel

« Naître, ce n'est pas compliqué. Mourir, c'est très facile. Vivre, entre ces deux événements, ce n'est pas nécessairement impossible. Il n'est question que de suivre les règles et d'appliquer les principes. Pour s'en accommoder, il suffit de savoir qu'en toutes circonstances, il existe une solution, un moyen de réagir et de se comporter, une explication aux problèmes qui chacun, appelle et doit connaître une réponse.

Il s'agit de connaître et d'apprendre, dès l'instant déjà si mondain de sa naissance, à tenir son rang et respecter les codes qui régissent l'existence. Il s'agit enfin de contrôler ses peines, de pleurer en quantité nécessaire et relative, de juger de l'importance de son chagrin et toujours, dans les instants les plus difficiles de la vie, d'évaluer la juste part qu'on leur accorde. »

Jean-Luc Lagarce

EMOI, AIM’MOI ET MOI

vendredi
24.10.2014
au
dimanche
26.10.2014

Soirée Cabaret d’Ad’Opéra
Chant : Béatrice Buma et Christian Baur
Accordéon : Alain Ray

Un florilège de chansons aux contenus toujours d’actualité.
Qu’il s’agisse de critique sociale, de chansons d’amour ou de pures et simples bouffonneries, ce sont toujours des poètes qui s’y expriment ! L’accordéon soutient avec émotion ce récital alliant la tendresse et la malice qu’on lui connaît.
Quelques petits éléments (table, verres, chaise, tabouret...), en mettant intelligemment en espace chacune de ces chansons, plongeront le public au coeur de l’ambiance des caves et cabarets de la grande époque de Saint-Germain-des-Prés.

NARCISSE, 21ème SIÈCLE

samedi
11.10.2014
et
dimanche
12.10.2014

Ecriture et interprétation : Julien Mages
Composition, chant et piano: Nicolas Grimm
Lumière et conseils artistiques: Chloé Decaux

Epopée en cinq actes :
- Jeunesse: prime adolescence détruite par la délinquance et la drogue.
- Printemps adulte: mission de reconversion à travers Lettres et Sentiments Artistiques.
- Ode à certains chefs d’oeuvres comme le Requiem de Mozart; par un indigent.
- Retour possible vers un Dieu enterré.
- Fin des mots (déconstruction de toute tentative esthétique).

Première partie: Lâche-moi ou je tombe

Chorégraphie, danse: Bastien Hippocrate, Claire Dessimoz
Musique: Immanuel de Souza

La pièce explore le thème de l’interdépendance et tente un compromis entre l‘équilibre individuel et l’équilibre collectif. Deux danseurs expérimentent leur désir naturel de stabilité avec une contrainte donnée: l’attache. A l’autre. Aux autres. Aux choses.

L’AMOUR PLATONIQUE DANS LES TRAINS

dimanche
28.09.2014

de et avec Pierre Cleitman

Des wagons où règne la douce et troublante euphorie des transports en commun. Si propice, on le sait, aux confidences, aux effusions, aux abandons en tous genres. Pour canaliser d’éventuels débordements, les trajectoires se sont faites rigoureuses, courbes et droites dessinées de main de géomètre. Et les horaires implacables, semblent exclure a priori toute espèce de fantaisie.

Le voyage en train, symbole d’exactitude et de rigueur, offre heureusement le temps de rêver et de s’aimer avec la rencontre toujours possible de l’inconnu créateur et éventuellement...pro-créateur !

L’ESPRIT DU LABYRINTHE DANS LE CAPPUCCINO EUROPÉEN

vendredi
26.09.2014
et
samedi
27.09.2014

de et avec Pierre Cleitman

D’où nous vient l’euphorie qui presque toujours accompagne la dégustation d’un cappuccino, ce mélange improbable né d’une rencontre miraculeuse et fragile entre café noir et mousse de lait ? De notre sentiment de participer à une aventure historique, répond Pierre Cleitman.

A travers l’histoire tonique et jubilatoire du cappuccino, de sa naissance à Vienne en 1683 jusqu’à nos jours, Pierre Cleitman nous fait revivre une aventure européenne haute en goûts et en couleurs !

PRINTEMPS 2014 : TROIS HOMMES DANS UN SILO

Le projet « Trois hommes dans un Silo » réunit dans ce lieu particulièrement hors-norme qu’est - Contexte Silo - trois spectacles singuliers autour de trois créateurs eux-aussi hors-normes : René Descartes, Frédéric Dard et Le Corbusier.

Le premier rendez-vous, en mars, sera consacré au sens de l’humour... chez Descartes. Hein? Quoi! Comment!? Le philosophe rationnel par excellence, le fondateur de la philosophie moderne, l’auteur du fameux « Je pense donc je suis » et accessoirement le cauchemar de générations de collégiens s’échinant à le commenter, René Descartes aurait quand même eu de l’humour? Oui, répond Pierre Cleitman. Et un humour d’autant plus ravageur qu’il nous parvient protégé et même bonifié par plus de trois siècles de méconnaissance quasi unanime.

Le second rendez-vous, prévu en avril, mettra quant à lui en scène le célèbre et très secret auteur de San Antonio, Frédéric Dard. Dans San Antonio entre en scène, Philippe Thonney incarne le double de Frédéric Dard qui exprime sa vision de la vie, de l’amour, des femmes, des hommes et de bien d’autres sujets, dans une promenade à la fois profonde et empreinte de légèreté, où la gaudriole côtoie la réflexion la plus sérieuse, dans une langue drôle et fleurie devenue mythique !

Le troisième spectacle nous propose en mai un voyage inédit dans l’univers mental et affectif de Le Corbusier, particulièrement à sa place dans un silo qui est lui-même l’oeuvre d’un grand architecte, Jean Tschumi, et où siège aujourd’hui un bureau d’architecture, Pezzoli & Associés! Le comédien Jean Winiger s’inspire du texte «une nuit radieuse» de Le Corbusier et propose de faire revivre, en un peu plus d’une heure, l’aventure créatrice du génial architecte.

Outre le fait que ces spectacles soient trois «seuls en scène», ils ont la singularité de ne pas seulement convoquer le rire mais également quelque-chose de la philosophie, d’un rapport au monde et à la vie qui se conjugue selon l’auteur et la chose que l’on traite :

Le Corbusier, un sacré rôle de et par Jean Winiger

vendredi
23.05.2014
et
samedi
24.05.2014

Le Corbusier faisait de ses conférences de véritables « shows » et captivait son public autant pas sa faconde que par l’exposé de ses idées, issues entre autres de L’esprit nouveau. Jean Winiger a utilisé des textes provenant de sa pièce Une nuit radieuse pour en faire une rencontre avec le public sous le titre, Le Corbusier, un sacré rôle. Véritable spectacle donnant à revivre, en une heure, l’aventure créatrice du génial architecte.

San Antonio entre en scène de Frédéric Dard

vendredi
04.04.2014
au
dimanche
29.06.2014

San-Antonio n’était pas seulement super-flic, mais aussi le double de Frédéric Dard. C’est ce double qui parle ici, et qui exprime, comme devant un auditoire, ses visions de la vie, de l’amour, du travail, des femmes, des hommes et de beaucoup d’autres sujets…Avec cette langue fleurie devenue mythique et respectée, Frédéric Dard nous propose une promenade tout aussi profonde qu’empreinte de légèreté, tantôt sérieuse tantôt teintée de gaudriole. Ici, les réflexions philosophiques, les conseils de vie et les plus pures délirades se côtoient pour le grand bonheur des spectateurs.

Le sens de l’humour chez Descartes, une conférence extravagante de Pierre Cleitman

vendredi
07.03.2014
et
samedi
08.03.2014

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée, car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. ». Le Discours de la Méthode s’ouvre, on le sait, sur un trait d’esprit. Notre philosophe national aurait-il de l’humour? Oui, répond Pierre Cleitman. Et un humour d’autant plus ravageur qu’il nous parvient protégé et même bonifié par plus de trois siècles de méconnaissance quasi unanime.

Automne 2013: plusieurs conférences de Pierre Cleitman

Quel avenir pour l’étonnement ?

samedi
16.11.2013

Il ne faut surtout pas confondre l’étonnement et la surprise. Car si la surprise ne demande qu’à être qualifiée, de bonne ou de mauvaise, d’agréable ou de désagréable, de magnifique ou de calamiteuse, l’étonnement lui est allergique à l’adjectif. Sauf, à notre grand étonnement, à l’adjectif grand justement ! Mais la plupart des autres, il n’en veut pas, il les tient à distance, il les récuse! De même donc qu’il n’y a pas de sot métier, il n’y aura pas de bon ou de mauvais étonnement !

Retour de la pensée magique dans notre présent qui n’est pas un cadeau

vendredi
15.11.2013

de et par Pierre Cleitman

À la manière d’un conte fantastique d’Hoffmann et avec le même tempo soutenu, cette conférence tout à fait improbable tire les leçons de l’étrange et sulfureuse rencontre du narrateur avec un violoniste à la virtuosité stupéfiante, doté comme Paganini d’une dextérité diabolique et d’un esprit particulièrement farceur. Une rencontre musicale hors normes au sein d’un univers magique et en même temps bien réel, peuplé de démons mélomanes et mégalomanes, de chimistes, d’alchimistes et de quelques métaphysiciens hallucinés.

La place du sourire en coin dans la formation de l’esprit de système

samedi
14.09.2013

Dans la grande famille des sourires homologués, le sourire en coin occupe une place à part. A la différence du sourire franc, qui va résolument de l’avant et écrase tout sur son passage s’il est massif en plus d’être franc, du sourire indéfinissable, qui plane dans les hauteurs comme une auréole, du sourire jaune qui repart en arrière en direction du foie, et du sourire béat qui ravage tout dans un rayon de 360° et plus si affinités, le sourire en coin se déplace discrètement mais sûrement, en diagonale. Comme le fou des échecs, nous dit Pierre Cleitman. Avec la même efficacité toujours surprenante! D’où sa redoutable efficacité pour prendre un pouvoir et ensuite ne plus le lâcher.

La place du mécontentement dans les énergies renouvelables

vendredi
13.09.2013

L’énergie du mécontentement se reconnaît à la pression qu’elle exerce, pression qui fait que des gens défilent, que d’autres se défilent, que des portes s’ouvrent, que d’autres se referment, que des gouvernements se forment, que leurs programmes se déforment…Cette pression peut s’accumuler, ou se disperser. On peut la mesurer, grâce à des indices qui ne trompent pas. Le mécontentement est donc quantifiable. Dans une optique de développement durable, le bilan plutôt positif d’une énergie disponible en tous lieux et en toutes saisons, 100% renouvelable et de plus entièrement gratuite !

Duo

mardi
09.04.2013
au
samedi
20.04.2013

de Charles Georges Chouéri
Mise en scène : Jean Winiger
Jeu : Zina Balmer, Philippe Thonney

Un homme et une femme, mariés, évoluent dans un décor au réalisme réduit au strict minimum. Le suicide d’un ami galeriste, pris entre les griffes d’un banquier dont dépendent l’avenir et la survie de sa galerie, va servir de catalyseur. Les personnages vont venger la mort de cet ami. Dès lors s’enclenche un processus qui finira par des actions menées sur le plan mondial grâce à un réseau créé par cet homme et cette femme.

Le monde tel qu’il est ne leur plaît pas et ils décident d’y mettre bon ordre… à leur façon. Ils s’insurgent contre les dérives des milieux financiers et politiques, l’inutilité des sommets organisés par les chefs d’Etats, les crises économiques, la surpopulation etc. Les personnages vivent dans un univers qui, au fil des scènes, les tient de plus en plus éloignés du monde réel dont, paradoxalement, ils n’ignorent rien puisque c’est précisément ce monde qui les pousse à agir et à se comporter comme ils le font. Le décalage est d’autant plus marqué que ces personnages élégants et mondains - des amateurs d’art et d’opéra (lui est architecte, elle écrivain) - semblent normaux alors qu’ils sont complètement fous.

La pièce, empreinte d’un humour grinçant, est une réflexion sur la société actuelle – bâtarde et décadente – et les abus commis par nombre de personnes appartenant à divers milieux. Les deux personnages sont des idéalistes qui rêvent d’un monde meilleur dans lequel les hommes et femmes de pouvoir se comporteraient correctement et agiraient pour le bien commun. Nous sommes évidemment dans l’utopie absolue.

Charles Georges Chouéri

 

Tournée à Hameau Z’Art (Payerne), Kulturtheater (Bienne), théâtre du Passage (Neuchâtel), Lycée Saint-Michel (Fribourg)

Britannicus

mardi
26.05.2009
et
lundi
08.06.2009

de Jean Racine
Mise en scène : François Landolt
Jeu : Zina Balmer - Blandine Costaz - Elphie Pambu - Jean-Luc Borgeat - Christian Bujeau - Lionel Brady - Sébastien Ribaux – Nino Siroli – Julien Michel
Assistante à la mise en scène : Paola Landolt
Scénographie : Elissa Bier
Réalisation Costumes : Diane Grosset
Tournée à l’Arbanel (Treyvaux) et au Théâtre du Passage (Neuchâtel)
Pour la tournée, Edmond Vuilloud remplace Christian Bujeau et José Toti remplace Julien Michel

« Dans Britannicus, le héros de l’Antiquité n’est qu’un humain face à ses semblables. Il prend seul ses responsabilités sans se défausser de ses actes sur les dieux. Pourtant le Dieu est là. Il est juste autre, qui pousse l’homme en avant. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre « Britannicus » et le film de Lucchino Visconti « Les Damnés » : Période politique troublée, mœurs et morale déliquescents, course au Pouvoir, ambition sans bornes d’une femme qui use pour ses fins de l’asservissement d’un fils « bien aimé ». Le tout dans le monde athé du nazisme triomphant où les hommes sont dieux.

A Rome, depuis Auguste, l’Empereur est Dieu lui-même, mais Agrippine veut qu’il reste sa « chose ». Histoire d’humains à l’échelle humaine, donc, que « Britannicus » de Racine. Je ne chercherai nul symbolisme, tout parle de soi. C’est l’Homme éternel que je veux montrer, démystifiant le « Monstre » des tragédies. Montrer aussi le « latin », le méditerranéen, pour lequel le contact physique fait partie de la communication entre les êtres, loin du froid éloignement que suggèrent les alexandrins et une certaine tradition. »

François Landolt

Katzen haben sieben Leben - Anatomie d’un détachement

mercredi
05.03.2008
au
dimanche
16.03.2008

d’après Jenny Erpenbeck
Mise en scène : Zina Balmer
Jeu : Blandine Costaz - Stefanie Günther - Sébastien Ribaux
Scénographie : Elissa Bier
Son: Nicolas Bonstein
Lumières : Nicolas Mayoraz
Assistant de mise en scène: Pierandré Boo

Katzen haben sieben Leben... les chats auraient sept vies.
Les humains, pauvres êtres de passage, traversent tant bien que mal leur unique existence, en poupées désarticulées, tiraillées, sondant les déserts et les abîmes de leur personnalité, cherchant à rassembler les morceaux éparpillés de leur identité, se poussant dans leurs états les plus extrêmes, tentant de se construire ( ou de se déconstruire), se confrontant aussi bien les uns aux autres qu’à eux-mêmes, en face à face ou au travers du reflet de leur propre regard, repoussant les limites et celles des autres, pour, qui sait, un jour, à force d’allers-retours, enfin se retrouver…

Les sept jours de Simon Labrosse

mardi
30.01.2007
au
dimanche
11.02.2007

de Carole Fréchette
Mise en scène : Zina Balmer
Jeu : Magdalena Czartoryjska Meier, Gilbert Dagon, Sébastien Ribaux
Scénographie : José Toti
Lumière et vidéo : Cedric Russo
Son : Michael Kundeli
Graphisme : Christophe Philippe

Simon Labrosse, sans emploi, a convié le public à assister au spectacle de sa vie. Soutenu tant bien que mal par ses amis, Léo, un poète négatif, et Nathalie, obsédée par l’épanouissement de ses organes, il raconte ses multiples idées infaillibles pour se «réinsérer dans la vie active» comme il dit. Tour à tour cascadeur émotif, finisseur de phrases, flatteur d’ego, il tente désespérément de trouver sa place dans la société et se bat avec fébrilité et dérision contre le système qui l’étouffe, ce « monde pourri » sur lequel « il pleut des briques ». Funambule contemporain, il se tient en équilibre constant entre le grotesque de son existence et le tragique de son immense solitude.

C’est une satire intelligente, vivante et pleine de rebondissements qui nous interroge avec urgence sur la difficulté de trouver sa place dans le monde d’aujourd’hui. Avec humour et fraîcheur, de façon loufoque voire absurde, la pièce se rit de ce fameux dicton si cher à l’Amérique: "quand on veut, on peut.".

Biographie: un jeu

mercredi
09.11.2005
au
dimanche
20.11.2005

de Max Frisch
Mise en scène : Zina Balmer
Collaboration artistique : Marina Landolt
Jeu : Paola Landolt, Georges Brasey, Pablo Contestabile, Sébastien Ribaux
Assistanat à la mise en scène : Ariane Christen
Son : François Planson
Lumière : David Baumgartner
Graphisme : Christophe Philippe

Max Frisch prend aux mots la grande rêverie du « si c’était à refaire », revivre sa vie, rejouer la partie, imaginer d’autres passés pour espérer d’autres avenirs... parce que tout aurait aussi bien pu se passer autrement, avec un peu de chance. Un autre hasard. Ou plus de fantaisie. Il aurait peut-être suffi, un jour, de tendre une cigarette ou de ne pas se retourner, et notre vie prenait une autre ligne de fuite, un autre éboulement de dates, de fêtes, de rencontres. Et nous voilà avec une autre biographie! La pièce traque une idée moderne du destin, un destin sans Dieu, un destin qui n’est plus hanté par le spectre de la damnation mais par celui de la banalité.